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Synopse retouches Pn 01

Version originale de Thérèse

Version de Agnès de Jésus

 

La Rosée Divine,
ou Le Lait Virginal de Marie.


1. Mon Doux Jésus, sur le sein de ta Mère
Tu m'apparais, tout rayonnant d'Amour.
L'Amour, voilà l'ineffable mystère
Qui t'exila du Céleste Séjour...
Ah ! laisse-moi me cacher sous le voile
Qui te dérobe à tout regard mortel
Et près de toi, ô Matinale Etoile !
Je trouverai un avant-goût du Ciel.


2. Dès le réveil d'une nouvelle aurore
Quand du soleil on voit les premiers feux
La tendre fleur qui commence d'éclore
Attend d'en haut un baume précieux
C'est du matin la rosée bienfaisante
Toute remplie d'une douce fraîcheur
Qui produisant une sève abondante
Du frais bouton fait entrouvrir la fleur.


3. C'est toi, Jésus la Fleur à peine éclose,
Je te contemple à ton premier réveil,
C'est toi, Jésus, la ravissante Rose,
Le frais bouton, gracieux et vermeil.
Les bras si purs de ta Mère chérie
Forment pour toi berceau, trône royal
Ton doux soleil, c'est le sein de Marie
Et ta Rosée, c'est le Lait Virginal !...


4. Mon Bien-Aimé, mon divin petit Frère
Dans ton regard je vois tout l'avenir
Bientôt pour moi tu quitteras ta Mère
Déjà l'Amour te presse de souffrir
Mais sur la croix, ô Fleur Epanouie !
Je reconnais ton parfum matinal,
Je reconnais la Rosée de Marie.
Ton sang divin, c'est le Lait Virginal !...



5. Cette rosée se cache au sanctuaire,
L'ange des Cieux la contemple ravi,
Offrant à Dieu sa sublime prière
Comme Saint Jean, il redit : «Le voici»
Oui, le voici, ce Verbe fait Hostie,
Prêtre éternel, Agneau sacerdotal,
Le Fils de Dieu, c'est le Fils de Marie,
Le pain de l'Ange est le Lait Virginal.



6. Le séraphin se nourrit de la gloire,
Au Paradis son bonheur est parfait
Moi faible enfant, je ne vois au ciboire
Que la couleur, la figure du Lait
Mais c'est le Lait qui convient à l'enfance
Et de Jésus l'Amour est sans égal
O tendre Amour ! Insondable puissance
Ma blanche Hostie, c'est le Lait Virginal !...

La Rosée divine
ou le lait virginal de Marie
Première poésie de Sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus.
 
Mon doux Jésus, sur le sein de ta Mère
Tu m'apparais tout rayonnant d'amour;
Daigne à mon cœur révéler le mystère
Qui t'exila du céleste séjour.
Ah ! laisse-moi me cacher sous le voile
Qui te dérobe à tout regard mortel.
Près de toi seule, ô matinale étoile,
Mon âme trouve un avant-goût du ciel !

Quand, au réveil d'une nouvelle aurore,
Du soleil d'or on voit les premiers feux,
La tendre fleur qui commence d'éclore
Attend d'en haut un baume précieux :
C'est du matin la perle étincelante,
Mystérieuse et pleine de fraîcheur,
Qui, produisant une sève abondante,
Tout doucement fait entr'ouvrir la fleur.

C'est toi, Jésus, la Fleur à peine éclose.
Je te contemple à ton premier éveil ;
C'est toi, Jésus, la ravissante rose,
Le frais bouton, gracieux et vermeil.
Les bras si purs de ta Mère chérie
Forment pour toi : berceau, trône royal.
Ton doux soleil, c'est le sein de Marie,
Et ta rosée est le lait virginal !


Mon Bien-Aimé, mon divin petit Frère,
En ton regard je vois tout l'avenir :
Bientôt pour moi tu quitteras ta Mère ;
Déjà l'amour te presse de souffrir !
Mais sur la croix, ô Fleur épanouie !
Je reconnais ton parfum matinal ;
Je reconnais les perles de Marie :
Ton sang divin c'est le lait virginal !

Cette rosée, elle est au sanctuaire,
L'Ange voudrait s'en abreuver aussi ;
Offrant à Dieu sa sublime prière,
Comme saint Jean il redit : « Le Voici ! »
Oui, le voici ce Verbe fait Hostie,
Prêtre éternel, Agneau sacerdotal !
Le Fils de Dieu, c'est le Fils de Marie...
Le Pain de l'Ange est le lait virginal !

Le Séraphin se nourrit de la gloire,
Du pur amour et du bonheur parfait;
Moi, faible enfant, je ne vois au ciboire
Que la couleur, la figure du lait.
Mais c'est le lait qui convient à l'enfance,
Du Cœur divin, l'amour est sans égal...
O tendre amour, insondable puissance !
Ma blanche Hostie est le lait virginal !

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