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Synopse retouches Pn 53

Version originale de Thérèse

Version de Agnès de Jésus

Pour Sr Marie de la Trinité

 

1. Seigneur, tu m'as choisie dès ma plus tendre enfance
Et je puis m'appeler l'oeuvre de ton amour...
Je voudrais, ô mon Dieu ! dans ma reconnaissance
Oh ! je voudrais pouvoir te payer de retour !...
Jésus mon Bien-Aimé, quel est ce privilège
Pauvre petit néant, qu'avais-je fait pour toi ?
Et je me vois placée dans le royal cortège
Des vierges de ta cour, aimable et Divin Roi !

 

2. Hélas je ne suis rien que ma faiblesse même
Tu le sais, ô mon Dieu ! je n'ai pas de vertus...
Mais tu le sais aussi, le seul ami que j'aime
Celui qui m'a charmée, c'est toi, mon Doux Jésus !...
Lorsqu'en mon jeune coeur s'alluma cette flamme
Qui se nomme l'amour, tu vins la réclamer....
Et toi seul, ô Jésus ! pus contenter une âme
Qui jusqu'à l'infini avait besoin d'aimer.

 

3. Comme un petit agneau loin de la bergerie
Gaiement je folâtrais ignorant le danger
Mais, ô Reine des Cieux ! ma Bergère chérie
Ton invisible main savait me protéger
Aussi tout en jouant au bord des précipices
Déjà tu me montrais le sommet du Carmel
Je comprenais alors les austères délices
Qu'il me faudrait aimer pour m'envoler au Ciel.

 

4. Seigneur, si tu chéris la pureté de l'ange
De cet esprit de feu qui nage dans l'azur
N'aimes-tu pas aussi s'élevant de la fange
Le lys que ton amour a su conserver pur ?
S'il est heureux, mon Dieu, l'ange à l'aile vermeille
Qui paraît devant toi brillant de pureté
Ma joie dès ici-bas à la sienne est pareille
Puisque j'ai le trésor de la virginité !...
 

Un lis au milieu des épines

 

O Seigneur tout-puissant! dès ma plus tendre enfance,
Je puis bien m'appeler l'œuvre de ton amour ;
Je voudrais, ô mon Dieu, dans ma reconnaissance,
Ah ! je voudrais pouvoir te payer de retour.
Jésus, mon Bien-Aimé, quel est ce privilège ?
Pauvre petit néant, qu'avais-je fait pour toi ?
Et je me vois ici, suivant le blanc cortège
Des vierges de ta cour, aimable et divin Roi !

 

Hélas ! je ne suis rien que la faiblesse même ;
Tu le sais bien, mon Dieu, je n'ai pas de vertus !
Mais tu le sais aussi, pour moi, le bien suprême
Qui me charma toujours... c'est toi, mon doux Jésus !
Lorsqu'en mon jeune cœur s'alluma cette flamme
Qui se nomme l'amour... tu vins la réclamer.
Et toi seul, ô Jésus, pus contenter mon âme,
Car jusqu'à l'infini j'avais besoin d'aimer !

 

Comme un petit agneau loin de la bergerie,
Gaîment je folâtrais, ignorant le danger ;
Mais, ô Reine des cieux, ma Bergère chérie,
Ton invisible main savait me protéger !
Ainsi, tout en jouant au bord des précipices,
Déjà tu me montrais le sommet du Carmel ;
Je comprenais alors les austères délices
Qu'il me faudrait aimer pour m'envoler au ciel.

 

Seigneur, si tu chéris la pureté de l'Ange,
De ce brillant esprit qui nage dans l'azur,
N'aimes-tu pas aussi, s'élevant de la fange,
Le lis que ton amour a su conserver pur ?
S'il est heureux, mon Dieu, l'Ange à l'aile vermeille
Qui paraît devant toi tout blanc de pureté,
Ma robe, dès ce monde, à la sienne est pareille,
Puisque j'ai le trésor de la virginité !

 

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