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Testaments de Notre Mère Ste Thérèse

 

Fêtée le 15 octobre


Testament 1
Seigneur, je ne comprends pas comment on peut trouver étroit le chemin qui conduit à vous. Celui qui vous aime véritablement, ô mon souverain Bien, marche avec assurance par un chemin large et royal, loin de tout précipice. Vient-il à chanceler, aussitôt, Seigneur, vous lui tendez la main ; une chute, ni même plusieurs ne sauraient le perdre, car il chemine dans la vallée de l’humilité.  - Vie 35
Testament 2
L’âme étant dégagée de toutes les choses extérieures et se trouvant seule avec Dieu, foyer de l’amour, est admirablement disposée à prendre feu et à brûler. -  Chemin, ch. 30
Testament 3
Dans les rapports avec vos Sœurs, faites en tout leur volonté et non la vôtre, fallût-il perdre de votre droit, oubliez vos intérêts pour ne vous occuper que des leurs, malgré les cris et les répugnances de la nature ; enfin, quand l’occasion s’en présente, prenez pour vous le travail et la fatigue, afin de soulager votre prochain. -  5e Demeures, ch. 3
Testament 4
Que les âmes qui désirent atteindre le sommet de la perfection ne s’affligent point si elles ne peuvent tout à coup s’élever si haut, qu’elles se confient sans réserve en la bonté de Dieu, un jour il changera leurs désirs en effets.  - Vie ch. 31
Testament 5
Si vous voulez rendre solide le fondement de votre édifice spirituel, efforcez-vous d’être la plus petite de toutes vos sœurs et leur esclave, cherchant sans cesse comment et en quoi leur faire plaisir ou leur rendre service. -  7e Demeure, ch. 4
Testament 6
Le joug du Seigneur est doux, et il est souverainement important de ne pas tenir l’âme abattue et découragée, mais de la conduire avec douceur, pour son plus grand avancement. -  Vie, ch. 11
Testament 7
La plus sublime perfection à laquelle on puisse s’élever consiste dans la parfaite conformité de votre volonté  avec la volonté de Dieu. -  2e Demeures
Testament 8
L’oraison n’est pas autre chose qu’un commerce d’amitié où l’âme s’entretient seule à seul avec Dieu et ne se lasse pas d’exprimer son amour à Celui dont elle sait qu’elle est aimée. -  Vie , ch. 8
Testament 9
Mon Bien-Aimé est à moi, et moi je suis à mon Bien-Aimé ! Qui sera celui qui entreprendra de séparer ou d’éteindre deux feux qui jettent de si grandes flammes ? Certes, il travaillerait en vain, puisque les deux cœurs qui brûlent n’en font plus qu’un. -  Exclamation
Testament 10
Que votre désir soit de voir Dieu, votre crainte de le perdre, votre douleur de ne pas le posséder encore, et votre joie de ce qui peut vous attirer à lui, et vous vivrez dans un grand repos. -  Avis, n° 69
Testament 11
Pour l’âme qui aime, la véritable oraison durant la maladie et au milieu des obstacles consiste à offrir à Dieu ce qu’elle souffre, à se souvenir de lui et à se conformer à sa volonté sainte. -  Vie ch. 7
Testament 12
Etant si faibles, nous avons un extrême besoin d’ouvrir notre âme à une grande confiance. Ne nous laissons jamais abattre, et animons-nous sans cesse par la pensée que de constants efforts nous assurent la victoire. - Vie, ch. 31
Testament 13
Notre Seigneur tarde quelquefois beaucoup à visiter une âme, mais il lui donnera d’un seul coup, et en une visite, ce qu’il a donné aux autres en plusieurs années. Le divin Maître, la traitant comme une âme forte, joindra aux félicités qu’il lui réserve en l’autre vie, toutes les consolations dont elle n’a pu jouir en celle-ci. – Chemin, ch. 19
Testament 14
Quelle est grande la misère de cette vie ! Nul plaisir  n’y est assuré, et tout y est sujet au changement. Ah ! si nous considérions attentivement les choses d’ici-bas, chacun de nous verrait par expérience combien il doit faire peu de cas du plaisir qu’il y éprouve. – Vie, ch. 36
Testament 15
Un jour, Notre-Seigneur, voulant me consoler de mes peines, me dit avec l’accent de la plus tendre affection ! « Ne t’afflige point, ma fille, les âmes en cette vie ne peuvent être toujours dans le même état ; tantôt tu seras fervente et tantôt sans ferveur ; tantôt dans la paix et tantôt dans le trouble et les tentations ; mais espère en moi et ne crains rien. » – Vie ch. 40
Testament 16
Qu’il sera doux pour nous, à l’heure de la mort, de voir que nous allons être jugés par Celui que nous aurons aimé par-dessus toutes choses ! Avec quelle confiance nous pourrons nous présenter devant lui, sûres d’entendre de sa bouche un arrêt favorable ! – Ch. 42
Testament 17
S’il vous arrive de tomber quelquefois, gardez-vous de perdre cœur ; armez-vous plutôt d’un nouveau courage pour continuer d’avancer, et croyez que Dieu saura faire tourner votre chute même à l’avantage de votre âme. – 2e Demeures.
Testament 18
On peut comparer l’amour divin à un grand feu dont l’activité dévorante réclame sans cesse une matière nouvelle. L’âme embrasée de cet amour voudrait, à quelque prix que ce fût, mettre continuellement du bois dans ce feu pour l’empêcher de s’éteindre. Pour moi, quand je n’aurais que de petites pailles à y jeter, je serais contente ; très souvent, hélas ! je n’ai point autre chose. – Vie ch. 30
Testament 19
Bien des choses qui sont fautes à nos yeux ne le sont pas aux yeux de Dieu. Il connaît mieux que nous notre misère et la bassesse de notre nature. Il voit en nous le désir de penser toujours à lui et de l’aimer toujours ; cette disposition est celle qui plaît au Seigneur. – Vie, ch. 11
Testament 20
O mon divin Epoux ! l’insigne faveur de vous appartenir peut-elle être jamais assez estimée !.. Ne nous lassons jamais de bénir, d’exalter un si grand Roi, un Souverain si puissant qui nous prépare un royaume qui n’aura point de fin, pour prix de quelques petites souffrances adoucies par mille joies et qui finiront demain. – Fondations, ch. 31
Testament 21
Plus vous avancerez dans l’amour du prochain, plus vous devrez vous tenir assurée que vous avancez dans l’amour de Dieu. Ce Dieu de bonté nous aime tant qu’en paiement de l’amour que nous portons au prochain, il se plaît à augmenter de mille manières l’amour que nous avons pour lui. – 5e Demeure, ch. 3
Testament 22
Pourvu que l’âme travaille peu à peu, selon son pouvoir, à acquérir la perfection, elle n’aura plus désormais de grands combats à soutenir : le Seigneur lui-même étendra sa main pour la défendre et contre les démons, et contre le monde entier. – Ch., ch. 9  
Testament 23
Un seul jour d’humiliation et de connaissance de soi-même, fallût-il l’acheter au prix d’afflictions et de souffrances amères, est une plus grande faveur de Dieu que plusieurs journées d’oraison et de consolations sensibles. – Fondations, ch. 5
Testament 24
Le divin Maître m’a toujours fait la grâce de me précipiter à corps perdu au devant de ce que je croyais être  de son plus grand service, malgré toutes les difficultés que je pouvais rencontrer. Je voyais clairement, il est vrai, que mon concours était  bien peu de chose, mais je savais aussi que Dieu ne demande de nous que cette généreuse disposition, pour faire ensuite tout par lui-même.
Testament 25
La vraie humilité, quelque grande qu’elle soit, ne porte dans l’âme ni inquiétude, ni trouble, ni bouleversement ; elle est, au contraire, accompagnée de paix, de plaisir, de repos, elle dilate saintement l’âme et la rend plus capable de travailler au service de Dieu. – Chemin, ch. 41
Testament 26
C’est par l’humilité que le Seigneur se laisse vaincre et cède à tous nos désirs. – 4e Demeure, ch. 2
Testament 27
Le moment de l’oraison n’est pas le temps d’argumenter, mais de voir franchement ce que nous sommes et de nous présenter devant Dieu. Devant cette Sagesse infinie, que les savants m’en veuillent croire, un peu d’étude de l’humilité, un seul acte de cette vertu valent mieux que toute la science du monde. – Vie, ch. 11


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