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Testaments de la Sainte Vierge - Assomption

 

Billets tirés pour le 15 août

 

Testament 1
Ma vie fut une vie de foi héroïque à cause des abaissements du Fils de Dieu sans cesse visibles à mes regards. – Je vous laisse ma Foi avec la douceur que j’éprouvais d’offrir à Dieu le sacrifice de ne rien voir.

Testament 2
Je vous laisse mon cœur pour aimer Dieu plus parfaitement ; et afin que cet amour transforme votre vie et la rende agréable au regard divin comme si elle était un prolongement de la mienne.

Testament 3
Je vous laisse mon humilité qui fut le point de départ de toutes mes gloires et de toutes mes félicités. Si vous rêvez d’atteindre les sommets les plus élevés de l’amour, souvenez-vous que c’est « parce que j’étais petite que j’ai plu au Très-Haut » et qu’il m’a fait régner sur les Anges et les Saints, et jusque sur son Cœur lui-même.

Testament 4
Je vous laisse la grande simplicité que j’ai toujours gardée dans mes rapports avec Dieu et les créatures et qui m’a suivie dans les mystères les plus élevés auxquels il a plu au Seigneur de m’associer. Cette simplicité enfantine gardait mon âme dans la paix et la préservait de l’exaltation du cœur et de l’esprit.

Testament 5
Je vous laisse ma tendre affection pour Saint Joseph. Après la Trinité Sainte, après l’Humanité Sacrée de Jésus, il fut l’objet de mon plus grand amour. Aimez à méditer le dévouement dont il m’entoura ainsi que Jésus pendant tant d’années et à travers tant de périls ou de privations. Votre âme en retirera un grand profit et de douces consolations.

Testament 6
Je vous laisse la joie dont l’Esprit Saint remplissait mon âme et qui répandait une ineffable suavité sur tous les sacrifices que je rencontrais dans ma vie.

Testament 7
Je vous laisse le brûlant désir du Ciel qui, depuis le jour de l’Ascension jusqu’à ma mort, ne cessa de consumer mon âme. Ce fut le martyre d’amour à la fois cruel et délicieux qui, avec le glaive de douleurs qui s’enfonça dans mon âme au Calvaire, me mérita le titre de « Reine des martyrs ».

Testament 8
Je vous laisse mon zèle pour la gloire de Dieu et l’exaltation de la Ste Eglise. J’y ai travaillé par la parole lorsque je révélais aux Apôtres les secrets de la Vie et du Cœur de Jésus ; mais j’y ai travaillé encore plus par la prière, par la vertu cachée et par mon amoureux abandon à la volonté divine qui faisait de ma vie un perpétuel holocauste.

Testament 9
Je vous laisse mon zèle pour la sanctification du clergé. Ce fut ma grande préoccupation dès la naissance de l’Eglise. Les Apôtres et les disciples trouvaient en moi une Mère toute dévouée aux intérêts de leur âme et de leur ministère. Soyez aussi la mère des prêtres en offrant pour eux le mérite de votre vie cachée.

Testament 10
Je vous laisse la fidélité avec laquelle je remplissais les moindres observances de la loi mosaïque. Cette fidélité aux petites choses fait des âmes religieuses de « petits martyrs » ; elle leur prépare une grande gloire dans le Ciel et les fait vivre ici-bas dans une paix profonde en rapport avec leur constante bonne volonté.

Testament 11
Je vous laisse mon amour pour le silence. Si vous savez fuir les conversations inutiles, si vous savez ne parler que lorsque la charité ou un devoir quelconque vous y oblige, Jésus, la Parole divine, se fera entendre au fond de votre cœur et vous révélera les secrets de l’amour divin comme il me les révéla dans ma retraite bénie de l’Egypte et de Nazareth.

Testament 12
Je vous laisse mon sourire. Ce sourire charmait Jésus, il reposait St Joseph de toutes les contradictions qu’il avait essuyées pendant ses journées de travail. Si vous savez toujours sourire à ceux qui vous entourent, vous aussi « sèmerez la joie et la paix dans les cœurs » des hommes, et vous serez la joie du Cœur de Jésus.

Testament 13
Je vous laisse ma charité à l’égard du prochain. Je vous en ai donné la mesure au jour de l’Incarnation lorsque, venant de recevoir la plus grande grâce que Dieu ait accordée à sa créature, celle de la Maternité divine, bien loin de me replier sur moi-même pour jouir en paix de mon bonheur, je me suis levée et suis partie en toute hâte pour rendre à Ste Elisabeth les devoirs de la charité. En Egypte, à Nazareth, cette même charité m’a fait sortir bien des fois de ma retraite pour servir mon prochain. Si vous trouvez Dieu dans l’oraison, vous le trouvez aussi dans vos sœurs lorsque vous les secourez, car Jésus a dit : « Ce que vous ferez au plus petit d’entre les miens, c’est à moi-même que vous l’aurez fait. »

Testament 14
Je vous laisse la piété si tendre et si filiale qui, dès le premier battement de mon cœur, envahit tout mon être à l’égard du Père Céleste. Je vous laisse l’ineffable bonheur que j’avais à me sentir le temple de l’Esprit Saint. Je vous laisse enfin l’amour dont l’Incarnation a inondé mon âme pour le Fils de Dieu fait homme.

Testament 15
Je vous laisse ma simplicité dans l’oraison. Mon oraison était essentiellement une oraison d’amour ; elle consistait surtout à « repasser en mon cœur » les mystères auxquels j’avais été mêlée. Méditez aussi ces mystères, ils sont vôtres car « le trésor de la Mère appartient à l’enfant », et aimez aussi à repasser en votre âme les merveilles que le Seigneur a faites pour vous-même, vous excitant ainsi à la reconnaissance.

Testament 16
Je vous laisse le mérite de ma vie et de ma mort d’amour, afin que, dans vos découragements à la vue de votre misère et de votre pauvreté, vous puissiez l’offrir à Dieu comme un don qui lui sera très agréable.

Testament 17
Je vous laisse la promesse de ma protection toute spéciale sur votre âme. Je vous aime d’un amour de prédilection et vous le ferai sentir sur la terre en attendant que vous veniez en jouir au Ciel.

Testament 18
Je vous laisse ma conversation avec les Anges. Celle que j’eus avec Gabriel, au moment de l’Incarnation, fut sensible mais dura peu. Grâce à mon recueillement habituel, à mon détachement de tout le créé, j’étais en conversation avec ces amis invisibles qui entouraient mon âme. J’y puisais la force et la consolation ; vous les y puiserez de même si vous savez, en m’imitant, vous rendre capable de ces célestes entretiens.

Testament 19
Je vous laisse mon esprit afin que vous vous en serviez pour mieux connaître Dieu afin de l’aimer davantage.

Testament 20
Je vous laisse mon obéissance prompte et sans réflexions. Aimez à méditer les mystères où elle a tout spécialement paru, aimez à la reproduire, et votre âme, se détachant d’elle-même par ce saint exercice, croîtra merveilleusement dans l’abandon et jouira d’une paix délicieuse.

Testament 21
Je vous laisse la bonté qui me faisait compatir à toutes les douleurs et me réjouir de toutes les joies légitimes. Par la bonté, vous dilaterez les âmes qui vous entourent, vous ferez aimer davantage la Bonté divine et, ayant été son miroir ici-bas, au Ciel vous partagerez plus que d’autres sa félicité.

Testament 22
Je vous laisse la miséricorde qui inclinait mon cœur à avoir pitié de tous les pécheurs, de tous les égarés. Vous pouvez l’exercer en priant et méritant pour eux ; mais soyez surtout miséricordieuse à l’égard des chutes et des imperfections de vos sœurs, regardez celles-ci d’un œil compatissant, aimez-les et dévouez-vous à elles en proportion de leur faiblesse.

Testament 23
Je vous laisse ma simplicité dans la mortification. Je pratiquais la pénitence imposée par la loi de Moïse, je supportais les mortifications qui me venaient des événements et de la pratique de la vertu. Prenez de même tout ce que vous impose la Règle, ce que vous demande l’obéissance et tout ce que la Providence vous envoie ; n’inventez rien autre chose qui vous ferait sortir de la voie d’abandon.

Testament 24
Je vous laisse ma longanimité, ma patience dans l’attente. J’ai dû attendre trente ans pour voir l’épanouissement de la vocation messianique de Jésus, et combien de longues années depuis l’Ascension jusqu’à mon départ pour le Ciel ! C’est par l’amour et par la pratique de son fruit délicieux, l’abandon, que j’ai gardé mon âme dans la patience et dans la paix, malgré l’ardeur de mes désirs.

Testament 25
Je vous laisse mon amour pour la vie cachée. Lorsqu’après l’Ascension, je fus devenue la mère et l’oracle de l’Eglise, je ne suis jamais sortie de ma retraite que par un motif de zèle. Que l’obéissance et la charité seules vous fassent sortir de la vôtre, et vous grandirez vite dans l’union à Dieu.

Testament 26
Je vous laisse la confiance en Dieu qui me fit croire sans hésiter à la merveille annoncée par l’Ange et qui me poussa plus tard à demander le miracle de Cana. Si vous avez confiance, le Seigneur fera pour vous des prodiges.

 

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