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De sœur Marie du Sacré-Cœur à Céline et Thérèse - 11 novembre 1887

De sœur Marie du Sacré-Cœur à Céline et Thérèse.
11 novembre 1887


Mes petites filles chéries, j'ai vu que le petit agneau vous avait griffonné quelque chose et moi rien du
tout... Vous savez pourtant si je vous aime, mais je n'ai pas le temps ce matin de vous écrire. Si j'étais
Céline, tous les soirs je ferais un résumé (4 lignes seulement) de tout ce que j'ai vu, par exemple: Vu
aujourd'hui St-Pierre, le Colisée, les Catacombes, etc. C'est le moyen de se rappeler de tout. Et vous ne
recommencerez pas ce voyage-là tous les ans...
Je pense bien à ma petite Thérèse, je crois que le petit Jésus n'est pas si endormi qu'il le paraît dans son
petit berceau et je me figure que son petit jouet tant aimé touche bien son cœur.
Adieu mes chéries, méditez ces dernières lignes que nous aimions à répéter ensemble: « Le temps est
ton navire et non point ta demeure... » (Lamartine). Voyez-vous comme vous faites du chemin... Et on
court aussi vite et plus vite encore vers le Ciel, notre vraie demeure celle-là.
M. du S.C.

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