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De Céline à ses sœurs Agnès de Jésus, Marie du Sacré-Cœur et Thérèse. (Fragments.) - 13 mars 1889

 

De Céline à ses sœurs Agnès de Jésus, Marie du Sacré-Cœur et Thérèse. (Fragments.)

13 mars 1889

Papa ne se trouve pas délaissé, nous sachant à Caen, auprès de lui; chaque jour la religieuse lui rappelle que nous y sommes et que nous venons tous les jours demander de ses nouvelles. Cela paraît lui faire plaisir.

(... ) Il pense bien souvent à nous et ne sait quel bien dire de nous, quelquefois il pleure en parlant de ses enfants. Sœurs chéries, ne vous attristez pas; hélas! je sais qu'on a beau dire, le cœur ne peut s'empêcher de souffrir et d'être bien gros, ces larmes de Papa on voudrait, si c'est possible, les recueillir toutes dans un vase d'or et, pour épargner une seule de ces larmes si chères, on se mettrait en quatre avec joie.

Papa a été très, très content de vos lettres. Elles lui ont fait beaucoup de bien, toute la journée il a été remonté, il semblait avoir un nouveau courage. Elles lui ont fait envisager la situation comme une épreuve d'un grand ami de Dieu et ces pensées le fortifient. Ecrivez-­lui donc souvent, aussi souvent que vous voudrez, la moindre chose lui fait du bien, vous savez qu'une seule pensée quelquefois suffit à Papa.

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