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De sœur Agnès de Jésus à Thérèse. (Fragments.) - 8 janvier 1889

 

De sœur Agnès de Jésus à Thérèse. (Fragments.)

8 janvier 1889

Enfant chérie, l'heure approche ! Si Jésus ne vous dit rien, Il agit au fond de votre cœur et cela vaut mieux que toutes les consolations. Voyez comme cette souffrance vous rapproche de Lui, voyez comme vous vous sentez dégagée de toute attache. C'est le silence divin qui opère ces merveilles.

Priez bien pour papa, il était d'une grande bonté aujourd'hui, mais fatigué. C'est le temps... Jésus ne vous refusera rien au jour de vos fiançailles, ah demandez-lui d'avoir pitié de nous. Papa, il est si bon ! c'est à en pleurer...

J'ai bien hâte de revoir mon petit solitaire chéri, j'irai lui aider Jeudi à mettre sa robe blanche..... la robe du martyre car il faudra la teindre dans le sang du sacrifice, le sang du cœur.

Ah! ma chérie, c'est bien Jeudi matin que vous pourrez chanter comme Ste Agnès : C'est Jésus Christ que j'aime, j'ai sucé de sa bouche le lait et le miel et son sang colore mes joues...

Songez à ce mystère... C'est autrefois que vous suciez de la bouche même de Jésus le lait et le miel de son amour, aujourd'hui son sang colore vos joues...

Adieu d petite Agnès seconde, réjouissez-vous de votre part!... Au ciel le miel et [le] lait vous seront rendus... ainsi que votre robe blanche et votre couronne de lys, robe immortelle, couronne inflétrissable!...

Je vous donne demain ce que vous me demandez.... Certains répons de Ste Agnès conviennent mais pas tous. Je vous réveillerai.... que vous priez Jésus de me rendre sainte, je le suis si peu.

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