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Du P. Pichon à Thérèse - 16 août 1889

 

Du P. Pichon à Thérèse.

16 août 1889

Sr Thérèse de l'Enfant Jésus

Clermont.

Ma chère Enfant en J.C,

Comme il m'est bon de vous retrouver dans le S.Cœur, ou plutôt de sentir que là nos âmes ne se quittent pas. Vos bien aimés petits feuillets m'ouvrent portes et fenêtres et Jésus m'accorde cette joie de bien lire dans votre âme.

J'ai été content de vous en votre grande épreuve. Vous avez tout considéré au point de vue de Dieu. C'est le seul vraiment propice pour rester dans le vrai et pour garder la paix.

Donnez carte blanche au bon Dieu... pour vous et tous les chers vôtres, surtout en ce qui concerne le bien-aimé Patriarche.

Oui, elle est bonne l'école du Calvaire. C'est là que le Maître adoré forme ses disciples, modèle ses amis sur son cœur, s'unit intimement à ses petites Epouses. Si fort que vous pleuriez, je veux que vous sachiez toujours sourire à Jésus. Qu'il fait bon être le petit jouet de Jésus.

Méditez la parole du V.P. de la Colombière: Seigneur, je ne croirai pas que vous m'aimez que vous ne m'ayez fait souffrir et beaucoup et longtemps.

Vous me faites grand plaisir en me rappelant ma lettre de votre première communion. Est-ce que mon adoption ne date point de là ? Vous êtes donc de par N.S. deux fois mon Enfant. Par conséquent j'ai deux fois droit de vous donner à Jésus sur ma patène. Dieu sait si j'y manque.

Que le petit agnelet reste dans sa pauvreté et que sa misère soit son espérance... oh ! l'excellent programme.

Je vous bénis comme un père sait bénir le plus cher Benjamin.

A.P.

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