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Du P. Pichon à Thérèse - 18 juin 1888

Du P. Pichon à Thérèse.
18 juin 1888


S.Brieuc
Heureux Benjamin du Cœur de Jésus,
Ne puis-je pas ajouter : et de mon cœur ? Oui Dieu le veut bien, et vous aussi, n'est-ce pas?
Le premier petit échantillon de votre âme m'a procuré une grande joie. J'ai lu, j'ai compris ce que votre
plume a tracé et mieux encore ce qu'elle ne pourrait dire. Vos lignes sont des fenêtres par lesquelles
j'ai vu votre âme. Je les aime bien ces chères fenêtres qui me laissent apercevoir l'âme de mon enfant
et s'ouvrent jusque sur son cœur.
Rien de plus précieux que votre grande paix. Ne permettez pas à l'ennemi de l'entamer. Entendez Jésus
vous dire comme à ses intimes: La paix soit avec vous !
Ces désirs ardents de sainteté, d'apostolat, vous les réaliserez en tendant au rien pour l'amour de Dieu.
Dans votre petit rien vous trouverez le grand Tout! Et avec Lui que ne fait-on pas?
Amour pour amour! Voilà votre devise d. Essayez de rivaliser. Vous serez toujours vaincue. Oh!
heureuse défaite.
Union de prières, mérites, sacrifices! J'y compte pour toujours.
Je vous bénis bien paternellement en union avec le Cœur S. de Jésus.
AP.
Priez, priez pour ma retraite, du 3 au 12 Juillet

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