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De sœur Marie des Anges à Thérèse - Novembre 1889

 

De sœur Marie des Anges à Thérèse.

Novembre 1889

Date approximative; cf. notes b et d.

J.M.J.T! Jésus!

Ma petite fille chérie, votre bon petit mot m'a grandement réjouie en voyant dans vos sentiments et dispositions le travail béni de Jésus sur le petit grain de poussière de son Cœur Sacré, sur la jeune colombe de sa mère Immaculée si bien abritée sous son manteau Virginal. Que pouvez-vous désirer de plus, vous avez bien raison, cher Benjamin de vous contenter de votre part : elle est la meilleure! Comme le lierre attachez-vous à la croix pour y mourir si Jésus le veut ainsi. Puisse la divine souffrance être l'élément de toute votre vie, plongez-vous dans cet océan sans fond, qu'il vous engloutisse comme Jésus, là seulement est la vie et le bonheur.

Aimez toujours à être petite, si petite que le regard de Jésus tout seul puisse vous découvrir ! petit grain de poussière, soyez imperceptible à tous pour n'être vue que de Dieu seul.

Soyez pleine de confiance que le bon Jésus fera tout, réjouissez-­vous d'être pauvre, de vous sentir bien pauvre, afin, petite mendiante, de tout tenir de la charité de l'amour infini de Jésus!

Volez vers le tout de votre cœur avec les ailes de l'humilité, de la simplicité et de l'amour, Jésus vous aime d'une tendresse de prédilection, payez-le de retour, et soyez heureuse d'aimer Jésus en souffrant pour Jésus! Je n'oublie pas mon petit Benjamin chéri, et bientôt nous nous reverrons; en attendant profitez bien des bons noviciats que va vous faire notre Mère bien aimée. Bien plus que moi, elle est Jésus pour vous, et mieux que moi elle saura vous parler de lui et le faire aimer de vos cœurs.

Que Jésus vous bénisse, ma petite fille chérie.

Votre toute dévouée

Sr M. des Anges

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