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De Céline aux trois carmélites Agnès MSC et Thérèse - 17 avril 1889. Fragments.

De Céline aux trois carmélites Agnès MSC et Thérèse . 17 avril 1889. Fragments.

 

Sœur Costard a donné à Papa deux petits gâteaux, mais il les a repoussés loin de lui, alors la sœur s'est avancée et lui a demandé pourquoi il ne les mangeait pas ; ce cher petit Père lui a répondu que, pendant la Semaine Sainte, il ne voulait pas manger de gâteaux.

Mes chères petites Sœurs, je n'ai plus rien de particulier à vous dire aujourd'hui. Ah ! si Jésus s'était contenté du carême si rigoureux qu'il nous a fait faire et si Pâques était pour nous une résurrection ! Mais, à nous, notre vie c'est la croix et je pense que nous la porterons encore longtemps, nous ne sommes pas arrivées au Calvaire ; ou plutôt, oui, nous y sommes arrivées, mais nous y resterons longtemps…

A bientôt, mes petites Sœurs chéries, je ne vous récrirai pas d'ici que je vienne à moins que j'aie une commission pressée.

Nous arrivons Samedi par le train de 10 heures, on vous portera la robe dans une petite caisse et nous, moins heureuses que cette robe nous ne pourrons vous voir que Lundi, mais si notre Mère veut bien j'arriverai de bonne heure pour mon petit parloir avec Thérèse.

Je vous embrasse de tout mon coeur.

Céline (Caen, 17 Avril 89)

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