Imprimer

De Céline aux mêmes Agnès MSC et Thérèse - 14 avril 1889. Fragment

De Céline aux mêmes Agnès MSC et Thérèse . 14 avril 1889. Fragment

 

Ah ! ! !... mes chères petites Sœurs, quel soupir s'échappe en ce moment de mon âme ! comme le pauvre coeur est brisé !

Je ne puis m’habituer à voir notre cher petit Père ainsi malade. Je me le rappelle toujours chez nous, alors qu'il nous parlait comme un vrai patriarche, il est si bon!

Oh! que le bon Dieu doit nous aimer pour tant nous affliger. Je me demande comment il n'est pas impatient d'appeler à Lui notre Père bien-aimé, il me semble qu'il fait un grand effort pour le laisser encore sur la terre, il faut qu'il en résulte un grand avantage et pour sa gloire et pour Papa et pour nous, sans cela Il ne pourrait plus attendre... Mes chères petites Sœurs, quel moment heureux quand nous serons tous réunis là-haut ! ...

Oh ! que ces épreuves nous font gémir après la Patrie…

Retour à la liste des correspondants