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De Mère Marie de Gonzague à Thérèse - Fin 1890 1891 (?)

 

De Mère Marie de Gonzague à Thérèse.
Fin 1890 1891 (?)
Date incertaine; cf. notes a et b.
J.M.J.T.
Je fais bien attendre mon cher agnelet pour lui donner une pauvre petite goutte de lait sans sucre,
mais je sais que mon enfant est généreuse et qu'elle ne cherche que la croix de son bien aimé, qui a été
abandonné de tous ....
O enfant bien aimée, je ne vous abandonne pas dans mon cœur car vous y êtes bien avant. Nous
souffrons, Jésus est loin, mais pourtant, que je le vois près du cœur de son Epouse ; plus encore car
elle vit tout entière dans cet Amour infini...... ..
Que les créatures en disent peu, n'est-ce pas, enfant, leurs voix sont insipides, le silence de Jésus, tout
en nous faisant souffrir, nous en dit plus long .... Pensons au ciel, là seulement nous goûterons la
joie; la terre est un désert qui n'est pas fait pour réjouir l'âme exilée, il nous faut la pensée de la patrie
à nous qui ne cherchons que le vrai!... et ne voulons que Jésus; tantôt le bien aimé nous conduit au
Thabor mais plus souvent au calvaire, c'est là qu'Il nous a donné pour enfant à sa Mère.
Oui, épouse de Jésus et ce jusqu'à la mort et pour l'éternité, suivre l'agneau en chantant le cantique que
les vierges auront seules le droit de chanter.
J'envie votre sort, enfant chérie ...

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