Les poésies
Introduction aux poésies |
Introduction à la synopse |
Introduction aux partitions |
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Thérèse d'Avila, la grande réformatrice du Carmel, écrivait elle-même des poèmes. Jean de la Croix, qui a travaillé à ses côtés pour la réforme, est considéré aujourd'hui comme un très grand poète espagnol. Il s'inspirait des cantiques populaires à la mode pour les transformer en cantiques divins. La petite Thérèse se retrouve à la fois dans la ligne 'de nos saints fondateurs, en s'inscrivant aussi dans la tradition des carmels de France en son siècle. Toute fête était l'occasion d'écrire quelques lignes en vers, pour célébrer la prieure ou le jubilé d'une des soeurs, pour Noël ou autre fête. Thérèse commence par écrire des poésies à la demande de ses consoeurs, mais elle découvre vite qu'il y a là un moyen d'expression des élans de son coeur plus puissant que la prose. Cliquez ici pour en savoir plus, avec un livre très complet.
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Très tôt, les poésies de Thérèse ont bénéficié d'une édition particulière, en 1898, bien qu'on en trouve déjà 39 à la fin de la 1ère édition de Histoire d'une âme. Constamment rééditées, les voici dès 1910 en format de poche, et même en petits feuillets (cliquez ici). Ce texte largement diffusé sera l'unique texte connu des poésies de Thérèse jusqu'en 1979, date de l'édition critique – mais il n'est pas tout à fait celui de Thérèse ! Mère Agnès a retouché ici et là le travail poétique de sa jeune sœur. L'irrégularité dans les césures l'ennuyait beaucoup, et elle n'était pas la seule à en souffrir: le P. Norbert de l'Abbaye de Mondaye lui indiqua les corrections à faire. C'est ce texte que nous donnons ici à lire, en synopse avec le texte original de Thérèse. En bas de page d'une poésie retouchée, la mention VOIR LA SYNOPSE apparaîtra.
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Thérèse ne s'occupe pas des règles de versification pour créer ses poèmes. Par contre, elle suit à peu près toujours le cadre bien établi d'un cantique ou d'une mélodie existante. Ces pièces musicales étant construites d'une manière très régulière, notre jeune poète n'a qu'à se couler dans l'air qu'elle connaît déjà pour compter combien de syllabes il lui manque pour clore ses vers. On peut voir ici toutes les partitions originales utilisées qui ont été conservées. Mais il y a plus: elle imite souvent Jean de la Croix, qui savait transformer un couplet profane en couplet mystique. Comme lui, on peut voir, en comparant le texte de la partition avec celui de Thérèse, qu'elle a souvent utilisé un matériau profane pour le remodeler à sa façon, gardant des éléments du vocabulaire de départ pour exprimer ce que Thérèse avait à dire.
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Cliquer ici pour un téléchargement très léger des 62 poésies - sans photos des originaux de Thérèse. |
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