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22 octobre 1898

 

Amette, Mgr L.

J’ai reçu hier le précieux volume que vous avez bien voulu m’envoyer. Je n’ai pas pu encore en lire que quelques pages, mais c’est assez pour me faire désirer de savourer plus longuement le parfum de cette fleur délicieuse d’innocence et de saint amour que vous avez eu le grâce de voir s’épanouir dans le jardin fermé de votre carmel. Je vous remercie donc d’avoir laissé transpiré au dehors ce parfum. Puisse-t-il attirer beaucoup d’âmes au divin Époux ! Pour moi, il me sera doux de commencer à faire une connaissance plus intime avec votre cher monastère que Notre Seigneur doit bien aimer puisqu’il y répand de telles grâces… Que votre chère enfant du ciel se joigne à vous et à ses sœurs de la terre dans une prière fervente et fréquente pour moi, et croyez en retour au religieux et déjà paternel dévouement avec lequel j’appelle sur vous et sur toutes vos filles les meilleurs bénédictions d’en haut.