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23 octobre 1898

 

de Mme Feydeau

Je viens de recevoir la vie de votre angélique sœur, je l’ai déjà dévorée, et moi aussi, j’en suis dans le ravissement. Qu’il est doux de penser que Notre Seigneur est aussi aimé sur la terre ! Je m’étonne souvent que le bon Dieu puisse supporter le monde, mais il me semble qu’une seule âme comme votre petite Thérèse suffirait pour arrêter les foudres du ciel. Oui, je suis bien émue, ma chère petite sœur, comme je vous le dis, j’ai dévoré le livre, mais je compte bien y revenir plus lentement et y trouver du profit pour mon âme.