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30 octobre 1898

 

Carmel d’Orléans

Jésus est admirable dans ses Saints ! C’est le cri de tous nos cœurs en entendant la vie de votre sainte enfant qui nous ravit de plus en plus… Que vous êtes heureuse, ma bonne Mère, d’avoir reçu un tel présent du ciel et d’avoir si bien su le cultiver. Le Maître divin voulant cueillir de bonne heure cette charmante petite fleur n’avait rien épargné pour son épanouissement. Toutes les saisons ont passé successivement sur elle pour la faire arriver promptement à sa maturité, et devenir ainsi pour toutes les âmes religieuses un modèle parfait de toutes les vertus qu’elle a si héroïquement pratiquées. Merci, chère Mère, merci de nous avoir donné la joie de connaître ce précieux trésor, et de nous édifier à son contact ; mais hélas ! il faut bien vous l’avouer, on se sent bien confuse de se trouver au déclin de la vie, si loin de cet ange ! Une pensée cependant, console : c’est la promesse de son apostolat du ciel ; car je pense qu’elle se souviendra un peu de notre petite famille, qui ne lui était pas inconnue, et nous obtiendra son amour si pur et si généreux pour Notre –Seigneur, et aussi le zèle qui la consumait pour la gloire et le salut des âmes. Nous croyons avec vous, ma digne Mère, que cette vie fera beaucoup de bien dans les Communautés religieuses et même dans le monde où elle aidera à se faire une idée juste de la vraie sainteté.