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5 novembre 1898

 

Granger, R.P., Caen

Ma Révérende Mère, Avant de vous dire merci pour le charitable envoi de la vie de votre chère enfant, j’ai voulu lire quelques pages, et puis charmé, séduit à la vue d’une si belle âme, j’ai dévoré le volume. Vous avez fait une bonne action en publiant cette histoire. Vous avez prouvé par les faits qu’on pouvait encore au XIXe siècle aimer le bon Jésus comme on l’aimait du temps de Ste Thérèse et de Ste. Gertrude. Sœur Thérèse de l’Enfant Jésus est une preuve sans réplique que la Tradition du feu sacré de l’amour divin n’est pas interrompue, et que par ci- par là il y a des âmes qui en sont consumées. J’ai conçu une profonde vénération pour votre petite Sainte ; elle est devenue une de mes amies du Paradis. Déjà par M. l’abbé Faucon, alors qu’elle était sur son lit de mort, je lui avais fait demander une grâce pour le succès de mon apostolat. La grâce m’a été accordée, et je continuerai de l’associer à mes efforts pour le triomphe du Sacré-Cœur parmi nous. Je suis allé prier sur la tombe de votre fille privilégiée. J’ai rapporté un petit caillou, une fleur et un petit morceau de la croix. Combien j’aimerais à avoir une image, un livre, n’importe quoi qui lui aurait appartenu. Si même votre charité voulait m’envoyer quelques exemplaires de sa vie, j’en tirerais un merveilleux parti à la plus grande gloire de Jésus.