Articles

Imprimer

5 novembre 1898

Sœur St Louis de G. Première Maîtresse du Pensionnat / Congrégation de Notre Dame. St Pierre-Eglise.

Ma Révérende Mère, C’est le cœur encore tout plein des délicieuses pages que j’ai lues, que je viens vous dire l’impression produite sur moi par l’Histoire d’une âme. Je trouve cet ouvrage simplement beau et divin. Plus d’une fois mes larmes ont coulé à la lecture de certains passages que je veux lire et relire encore pour m’en pénétrer davantage, et apprendre de votre sainte enfant la voie des parfaits, de l’amour pur. Je vous remercie, ma vénérée Mère, en mon nom et au nom de toutes les âmes qui auront, comme moi, le bonheur de s’asseoir à ce banquet, et d’y goûter par avance quelques-unes des joies du Paradis. Je voudrais avoir des paroles plus expressives pour vous dire ma reconnaissance. Je bénis Dieu qui vous a choisie pour former et diriger une âme aussi parfaite. Par ci par là j’aime à détacher quelques fragments que je lis à nos chères enfants. C’est pour elles la meilleure des récompenses. Notre petite sainte les ravit. Plusieurs veulent l’imiter. Elles ne le feront que de loin, sans doute, mais Notre Seigneur a certainement pour agréables leurs généreux efforts Puissent-elles être enlevées un jour par «l’Aigle Divin ! » Je suis certaine que la lecture de ce livre admirable fera le plus grand bien. Notre Mère Supérieure s’y délecte. Elle cite des exemples de vertu de votre héroïque enfant pendant les récréations, et voudrait nous voir toutes animées du même esprit de renoncement et de sacrifice.