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7 novembre 1898

 

Carmel d’Aix

Cette vie nous laisse tout embaumées et consolées à la fois ; car si Notre Seigneur est d’une part bien offensé, d’autre part on est heureux de savoir qu’il est des âmes si pures pour le dédommager largement. Comme la vie si parfaite, si vraiment carmélite de votre chère enfant nous fait envie à toutes ici ; c’est à qui, parmi nos jeunes sœurs surtout, veut davantage lui ressembler. Vous voyez , ma Mère, tout le bien que va opérer votre livre, rien que dans ce petit coin de notre Provence. En effet, cette perfection au fond, est accessible à toutes ; puis cette enfant a possédé les mêmes moyens, elle appartient à la même grande famille du Carmel… Aussi nous la regardons comme toute nôtre, et nous espérons quelle voudra bien nous aider à aimer son Jésus comme elle l’a aimé, à être des âmes réparatrices et à prier sans cesse pour les prêtres. Qu’il serait à souhaiter aussi que toutes les familles ressemblent à celle de votre enfant je crois que les vocations seraient plus nombreuses et les âmes plus fortement trempées. Enfin, ma Révérende Mère, si le cher Carmel de Lisieux était considéré parmi nous comme l’un des plus fervents, permettez-nous de vous dire que cette publication nous le fait estimer davantage encore… En allant prier devant ce Tabernacle où cet ange a reçu tant de grâces, veuillez lui parler de nous, spécialement de nos petites novices.