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11 novembre 1898

Carmel de Bourges
Merci, ma Vénérée Mère, de nous avoir permis de respirer le parfum d’édification qui s’exhale de ces pages. Toutes, nous en sommes embaumées ; et il nous serait impossible d’exprimer les sentiments de profonde vénération que notre Communauté ressent pour ce séraphin. Plusieurs de nos sœurs lui adressent en ce moment des neuvaines, et éprouvent les heureux effets de leur confiance illimitée en son puissant crédit auprès de Dieu. Après la lettre du T.R.P. Prieur des Prémontrés de Mondaye et l’Introduction de votre Révérence, notre humble appréciation serait superflue ; nous pouvons cependant vous assurer, ma Vénérée Mère, que nous avons profondément ressenti les salutaires impressions que vous signaliez. Nous avons l’intime conviction que la diffusion de cet ouvrage réalisera les prévisions de la chère petite sainte qui exercera ainsi un fécond apostolat. Nous nous permettons, ma Révérende Mère, de vous exprimer, avec une simplicité toute fraternelle, un désir : Nous serions heureuses de posséder quelque chose ayant appartenu à votre chère petite sœur. Si votre Révérence veut bien considérer que nous sommes 20, et qu’il faudra satisfaire la dévotion de toutes nos sœurs… Quelque minimes que soient les parcelles, elles seront reçues avec la plus religieuse reconnaissance. S’il était possible d’ajouter quelque petite relique de Monsieur Martin, cela comblerait nos désirs, nous le considérons comme un véritable martyr et un saint digne des honneurs de la canonisation. Je vais adresser à ma sœur un exemplaire de l’Histoire d’une âme, afin qu’elle élève, autant que possible, sa petite fille, Marie-Thérèse, dans les mêmes principes et avec l’amour de sa sainte petite Patronne de Lisieux.