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24 novembre 1898

Monsieur ***

Ma Révérende Mère, c’est un jeune homme de 23 ans plein de faiblesses et de misères qui vient frapper à la porte de votre Carmel béni et vous demander de prier pour lui. C’est en lisant la vie de la petite sœur Thérèse de l’Enfant Jésus (ch. XI. Deux frères prêtres) que l’idée de vous écrire cette lettre m’est venue, et sans nul doute cette bonne pensée m’a été inspirée par votre petite sainte. J’ai prononcé le mot sainte et je ne le retire pas, car en lisant sa vie, tout respire la sainteté ; dans mes prières quotidiennes je me plais à l’invoquer ; quand je vais au cimetière, je me plais à aller sur sa tombe et j’ai confiance que ce bel Ange du Seigneur prie pour moi, me protège et fera tomber également sur ma tête une pluie de roses.