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3 Décembre 1898

 

Mullois R.P. , Séminaire de Villiers

Ma Révérende Mère , Je viens vous remercier de m’avoir envoyé la vie de votre chère sœur Thérèse de l’Enfant Jésus. Tout dans cette vie est merveilleux. ici on se l’arrache. Pour ma part j’ai bien de la peine à en interrompre la lecture lorsque je l’ai commencée. Le volume lorsqu’il est placé sous mes yeux devient une vraie tentation. Quelle âme ! Quels privilèges ! Quelle correspondance à la grâce ! Comme on se sent petit ! Mais comme on est édifié et honteux tout à la fois ! Merci, ma Révérende Mère, si je l’osais je vous demanderais une nouvelle faveur. Ce serait d’obtenir de vous une petite neuvaine à votre enfant, avec vos sœurs, pour lui recommander ma pauvre âme.