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26 Décembre 1898

 

Vauquelin, Missionnaire de la Délivrande

Depuis un mois mon commerce avec votre petite Thérèse me fait vivre avec les filles de la grande Thérèse ; je bénis Dieu d’avoir rajeuni la ferveur du Carmel de Lisieux, dont le cloître a été embaumé durant dix années des parfums de la petite épouse de l’Enfant Jésus. Je l’ai vue au pèlerinage de Rome 1887. Je l’ai suivie du regard. A Rome, sa chambre était contiguë à la mienne, d’où j’entendais les prières et les éclats de joie des deux sœurs. Lui ai-je adressé la parole, je ne m’en souviens pas…Quoi qu’il en soit les anges se souviennent et je compte qu’elle prière [pria ?] pour son vieux compagnon de pèlerinage. Dieu souvent se révèle aux petits et aux simples et leur communique une intelligence presque angélique. La petite Thérèse est du nombre. Suivez la voie qu’elle a montrée… Alors comme elle vous ne formerez plus que deux vœux : vivre d’amour et mourir d’amour.