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2 janvier 1899

 

Carmel de Bédarieux

Que vous êtes heureuse, ma révérende Mère, d’avoir connu et possédé cet ange de la terre, cette petite sainte ! Je ne saurais trop vous dire combien elle nous fait sentir son secours, sa protection. Nous recourons à elle en toute chose. Vendredi dernier nous avons lavé les tuniques, le temps était bien à la pluie ; nous nous sommes adressées à notre chère petite sœur pour avoir un temps favorable, une heure après il s’est mis au beau et samedi à 3 heures les tuniques étaient en place. A partir de ce moment le temps s’est remis à la pluie comme auparavant. Je vous cite ce trait, ma bonne Mère, parce qu’il est tout récent, mais nous pourrions vous en citer d’autres particuliers. Mille fois merci pour son image que je conserve précieusement. Oui, elle est mon petit Raphaël cette chère petite sainte que j’aime de tout mon cœur. Sa vie fait un bien immense, on se sent meilleur en respirant le parfum de cette suave et ravissante fleur. Nous l’avons fait lire à l’un de nos Révérends Pères qui en est ravi, et tout heureux de voir que cette âme privilégiée appartient à notre St Ordre. Encore une fois que vous êtes heureuse, ma Révérende Mère, de l’avoir possédée. Elle est votre honneur et votre gloire.