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16 janvier 1899

 

Carmel d’Agen

Nous avons lu avec tant d’édification la vie de votre chère Sœur Thérèse de l’Enfant Jésus que nous avons besoin de vous remercier encore et de vous dire combien nous sommes heureuses que vous nous ayez fait connaître votre chère petite sainte, cette fleur si pure que le bon Dieu s’est hâté de placer dans son Ciel. Qu’il est consolant de voir les merveilles opérées par la grâce dans cette âme à la fois si simple et si élevée dans les voies de Dieu. Il s’échappe de ce récit un parfum dont nous sommes toutes embaumées et nous aimons à parler aux heures de la récréation de ces traits de vertu racontés avec une naïveté si ravissante et qui dénotent en même temps un si grand amour pour N.S. Nous invoquons cette belle âme avec confiance. Veuillez lui demander, ma bonne Mère, de penser un peu à ses sœurs du Carmel d’Agen qui n’oublient pas que maintenant son Ciel est de faire du bien à ceux qui sont encore sur la terre. Qu’elle entraîne à sa suite toutes les âmes consacrées comme elle au service du divin Maître si peu aimé, si peu connu dans le monde et qui désire tant

être dédommagé par l’amour de ses épouses.