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13 février 1899

 

Carmel de Lourdes

Ma Révérende Mère,

Voudriez-vous avoir la bonté d’envoyer à nos sœurs d’Ecosse notre chère fondation, la vie de l’angélique petite sœur Thérèse de l’Enfant Jésus que nous venons de terminer avec peine et dont nous subissons encore le charme.

Que ces pages sorties de la plume de cette séraphique enfant sont donc attachantes. Chaque mot porte en lui comme un parfum du Ciel.

…Nos licences de Noël se sont passées à parler de tout ce que la chère petite amante du bon Dieu racontait de si charmant sur sa petite enfance, de tous les faits qui marquèrent sa vie si vite écoulée et si pleine de vrais mérites. Comme elle a dû souffrir ! Comme elle savait aimer ! Si on pouvait toujours lire ces pages où se révèle un amour si pur et si fort on deviendrait bien sûr meilleur ! N.S. avait beaucoup fait pour cette âme… Quel don lui avait-il refusé ? Aucun. Mais, quelle fidélité à répondre à chaque grâce ! En tout cas, ma Révérende Mère, cela en est une grande d’être à même de lire dans des âmes complètement unies à Dieu et nous vous félicitons d’avoir eu cette consolation !