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avril 1899

 

M. Pierre Marmonier aspirant missionnaire (Paris)

Ma Révérende Mère,

Encore une fois, votre petit missionnaire vient troubler la solitude de votre cloître., mais c’est pour vous remercier de vos consolantes paroles et du souvenir précieux que vous lui avez envoyé.

Comme je remercie Jésus de m’avoir donné une telle petite sœur !.. oh ! oui je n’en puis douter maintenant, des liens tout célestes se sont formés entre votre ange et moi ; vos prières ont été pleinement exaucées ; Jésus ne m’avait donné que des frères en ce monde, n’était-il pas juste qu’Il me donnât une sœur au Ciel ? Aussi avec quel amour je le remercie ! Oh ! oui, je désire ardemment entrer après ma petite sœur Thérèse dans ce brasier brûlant du divin Amour ! Ce ne sont pas les consolations que je recherche, mais l’amour…. Je désire devenir bien petit, si petit que je me perde moi-même de vue, que je ne m’aperçoive plus. Oh ! alors n’est-ce pas que je deviendrai encore davantage le frère de votre ange ?