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Ms C 04r

jeunesse ne vous ont point effrayée, peut-être vous êtes-vous souvenue que souvent le Seigneur se plaît à accorder la sagesse aux petits et qu'un jour, transporté de joie, Il a béni son Père d'avoir caché ses secrets aux prudents et de les avoir révélés aux plus petits. Ma Mère, vous le savez, elles sont bien rares les âmes qui ne mesurent pas la puissance divine à leurs courtes pensées, on veut bien que partout sur la terre il y ait des exceptions, seul le Bon Dieu n'a pas le droit d'en faire ! Depuis bien longtemps, je le sais, cette manière de mesurer l'expérience aux années se pratique parmi les humains, car, en son adolescence, le Saint roi David chantait au Seigneur : ‑ «Je suis jeune et méprisé.» Dans le même psaume 118, il ne craint pas de dire cependant : ‑ «Je suis devenu plus prudent que les vieillards: parce que j'ai recherché votre volonté... Votre parole est la lampe qui éclaire mes pas... Je suis prêt d'accomplir vos ordonnances et je ne suis troublé de rien...»

Mère bien-aimée, vous n'avez pas craint de me dire un jour que le Bon Dieu illuminait mon âme, qu'Il me donnait même l'expérience des années... O ma Mère ! je suis trop petite pour avoir de la vanité maintenant, je suis trop petite encore pour tourner de belles phrases afin de vous faire croire que j'ai beaucoup d'humilité, j'aime mieux convenir tout simplement que le Tout-Puissant a fait de grandes choses en l'âme de l'enfant de sa divine Mère, et la plus grande c'est de lui avoir montré sa petitesse, son impuissance.