Imprimer

Ms C 11v

vous plaisait de me traiter sévèrement, car je verrais encore que c'est la volonté de Jésus que vous agissiez ainsi pour le plus grand bien de mon âme.

Cette année, ma Mère chérie, le bon Dieu m'a fait comprendre ce que c'est que la charité ; avant je le comprenais, il est vrai, mais d'une manière imparfaite, je n'avais pas approfondi cette parole de Jésus : «Le second commandement est semblable au premier: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.» Je m'appliquais surtout à aimer Dieu et c'est en l'aimant que j'ai compris qu'il ne fallait pas que mon amour se traduisît seulement par des paroles, car : «Ce ne sont pas ceux qui disent: Seigneur, Seigneur! qui entreront dans le royaume des Cieux, mais ceux qui font la volonté de Dieu.» Cette volonté, Jésus l'a fait connaître plusieurs fois, je devrais dire presque à chaque page de son évangile ; mais à la dernière cène, lorsqu'Il sait que le coeur de ses disciples brûle d'un plus ardent amour pour Lui qui vient de se donner à eux, dans l'ineffable mystère de son Eucharistie, ce doux sauveur veut leur donner un commandement nouveau. Il leur dit avec une inexprimable tendresse : Je vous fais un commandement nouveau, c'est de vous entr'aimer, et que comme je vous ai aimés, vous vous aimiez les uns les autres. La marque à quoi tout le monde connaîtra que vous êtes mes disciples, c'est si vous vous entr'aimez.