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De Jeanne La Néele à Germaine Bouyer - 15 mars 1921

 

De J. La Néele à Melle Germaine Bouyer

 

15 mars 1921

 

Ma chère petite Germaine

 

J’ai reçu avec plaisir votre bonne lettre, je vous vois par la pensée, heureuse au milieu de votre belle famille. Que votre mère est donc heureuse mère !...

Je ne doute pas que vous ferez un grand sacrifice en quittant tout ce cher monde que vous aimez tant. Dieu vous en donnera la force, parce que vous ferez ce sacrifice pour Lui seul. C’est une délicatesse de la petite Sœur Thérèse, car je ne doute pas que ce soit elle qui vous ait envoyée passer quelques mois chez moi. Dieu merci, votre santé a été bonne, mais je remercie notre petite sainte de m’avoir fait vous connaître et apprécier vos bons services.

Je me recommande à vos bonnes prières ainsi que Roger et Solange. Comme je voudrais que ces deux chers enfants aiment le bon Dieu comme vous !...

Mélanie ne va pas mal, elle a bien pleuré sa Germaine, je l’ai envoyée une après-midi au jardin de l’étoile avec Solange pour la distraire un peu.

Notre pauvre Yves Houdayer va certainement moins bien. Que c’est triste pour les pauvres parents !...

J’ai reçu des nouvelles de Marie Clément il y a quelques jours, elle pense que sa santé lui permettra de venir passer quelques jours chez moi pour travailler pour Solange.

J’espère que la santé de votre père est meilleure, souhaitez le bonjour de ma part à vos parents, je voudrais bien les connaître. Embrassez bien la petite Marie Thérèse pour Solange et pour moi. Ma chère petite fille parle souvent de vous, elle vous aimait beaucoup. Elle vous envoie un affectueux baiser, et moi, ma chère petite Germaine, je vous adresse l’expression de ma sincère amitié,

J. La Néele