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De sœur Marie du Sacré-Cœur à Thérèse - 25 (?) novembre 1887

De sœur Marie du Sacré-Cœur à Thérèse.
25 (?) novembre 1887

Ma Thérèse chérie,

As-tu compris maintenant la parole du pape. Et sais-tu aujourd'hui qu'une parole du St-Père est une parole de Dieu Lui-même. Je ne savais rien de tout cela a quand je t'ai écrit ma lettre b. Eh bien, ta pauvre Marie n'a-t-elle pas dit vrai? Oui, enfant privilégiée de Jésus, oui « tu entreras si le bon Dieu veut ». Et pour moi c'est à Noël qu'Il te veut et c'est à Noël qu'Il t'aura c. Vois donc comme Il a tourné les cœurs en un instant. Ah! n'oublie jamais cette grâce insigne. N'oublie jamais qu'un jour aux pieds du St-Père, appuyée sur lui comme sur Jésus Lui-même, tu lui ouvris ton cœur et qu'II te bénit!... N'oublie jamais ces paroles du Ciel que tu ne compris pas d'abord parce qu'elles étaient comme enveloppées de mystère ... Mystère plein de lumière, plein de l'amour particulier de Jésus. Ah! qu'Il est bon le Jésus de Thérèse! Vois-tu comment il aime son petit jouet? Vois-tu comment il fait bon être le petit jouet de Jésus. Diras-tu qu'Il l'a brisé son jouet? Moi je recommence à dire qu'il a doré sa petite balle. Et que maintenant qu'elle est bien dorée, personne n'osera la lui disputer. Oh! le bon petit Jésus. Petite balle chérie, crois-moi, ne va pas rouler un seul instant loin de son berceau. Il fait trop bon s'en approcher et y demeurer toujours.

A bientôt heureuse enfant! N'oublie jamais non plus ce que notre Père unique entre tous a fait pour toi. Et remercie Jésus de tant de biens dont Il te comble par lui!...

         M. du S.C.