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De sœur Marie du Sacré-Cœur à Céline. 25-26 novembre 1887

De sœur Marie du Sacré-Cœur à Céline.

25-26 novembre 1887

Ma Céline, un seul petit mot à toi pourtant qui nous écris trois grandes pages de joie ! N'est-ce pas que c'est beau la conduite du bon Dieu, n'est-ce pas qu'il fait bon s'abandonner à Lui!

Ah! quel Cœur que le sien! Comme Il vient vite à notre secours aussitôt que nous souffrons, comme la Croix nous cache des trésors... Nous ne le savons pas toujours. Le bon Dieu ne les montre pas à chaque fois aussi éclatants, mais ils n'en sont pas moins là et si nous ne les voyons pas ici-bas, au Ciel nous les retrouverons.

Toi, ma Céline chérie, tu retrouveras sans aucun doute la générosité que tu prouves au bon Dieu en lui donnant avec tant de cœur ta petite Thérèse.

Mais tu fais bien, tu dois être digne du patriarche incomparable.

C'est le bon Dieu qui a tout conduit, tout... J'ai toujours cru (surtout depuis les contradictions des supérieurs) que le bon Dieu [v°] voulait Thérèse. C'en était une preuve sans pareille.

J'avais l'intention de dire à mon oncle qu'il parle à Mr le curé de St Jacques. Maintenant tout est inutile, Jésus a tout dit Lui-­même. Il a laissé le St Père dire: Vous entrerez si je veux, et Il le veut c'est visible. Ah! quelle parole qui m'a ravie, moi, aussitôt que je l'ai lue.... Je ne m'étonne pas qu'elle se réalise. Sois heureuse ma Céline chérie, c'est un voyage béni, inoubliable!

A bientôt, embrasse pour moi mon petit Père que j'aime tant et apprends une fois de plus à t'abandonner à l'aveugle à N.S. si bon

M. du S.C.