121 Comment sainte Thérèse d'Avila aimait Jésus.

 


Comment sainte Thérèse aimait Jésus. Les grâces accordées à sa foi: un jour que sainte Thérèse passait par le cloître, toute remplie du seul objet de son amour, elle voit tout à coup un jeune enfant qui vient à elle en lui disant: Comment t'appelles-tu ? – Je m'appelle Thérèse de Jésus, répond la sainte, interdite. – Et moi, reprit le bel enfant, avec un divin sourire, je suis le Jésus de Thérèse! Les grâces accordées à sa fidélité inébranlable dans l'exercice de l'Oraison. Sainte Thérèse ne fut pas la seule à qui profita sa fidélité à cette sainte pratique ; l'Église y gagna deux grands biens, qui ont servi et qui serviront à tous les siècles comme à tous les pays. Le premier de ces biens, ce furent les écrits immortels où cette grande sainte a déposé les lumières merveilleuses qu'elle a puisées dans l'oraison. C'est là que sont exposés les plus hauts secrets de la vie spirituelle ; et cela, avec une élévation de langage qui saisit l'âme ; avec une certitude telle, que les plus grands docteurs n'y ont jamais trouvé le moindre mot à reprendre, avec une telle lucidité, que tout le monde les peut comprendre ; avec une telle onction qu'on ne peut les lire sans se sentir touché; enfin avec une telle netteté, que l'original de ses écrits, qui s'est longtemps conservé au Palais de l'Escurial en Espagne, ne con­tient pas une seule rature. Le second bien dont l'oraison de sainte Thérèse a enrichi l'Église, ce fut la réforme du Carmel. L'oeuvre était d'une diffi­culté extrême, surtout pour une simple femme. Il plut à Dieu de la choisir, pour montrer au monde que l'œuvre du Carmel était un ouvrage tout divin et un miracle de grâce; qu'entre les mains de la Providence, les plus simples instruments sont les meilleurs; que l'âme choisie de Dieu pour une œuvre ne doit jamais se laisser décourager par les difficultés de l'entreprise ou par sa propre faiblesse ; qu'enfin, avec l'Oraison, on peut tout ! En effet l'oraison éclaira sainte Thérèse de lumières si pures, la remplit d'une confiance en Dieu si merveilleuse et lui donna pour parler des choses divines et de la réforme une éloquence si céleste, que rien n'y put résister. Ses paroles révélèrent en elle une humilité, une patience, une union à Dieu qui, confirmées par ses saints exemples, firent partout adopter sa réforme et formèrent du Carmel le corps religieux le plus édifiant et le plus parfait de l'Église. Oh ! que l'oraison est donc une bonne et sainte chose ! comme nous devons l'aimer et y être fidèles chaque jour ! / M l'abbé Hamon.

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