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De Mme Guérin à Mme La Néele - 3 novembre 1893.

 

De Mme Guérin à Mme La Néele. 3 novembre 1893. 

Je ne puis qu'approuver les nouvelles que Céline te donne, ma chère petite Jeanne. Grâces à  Dieu, notre bonne maman va mieux, depuis deux jours elle est vraiment bien gentiment. Plus de crises, mais par exemple une grande faiblesse. Je crois que le bon Dieu veut bien nous la conserver encore et nous l'en bénissons. Mr. le Curé lui a apporté le bon Dieu la veille de la Toussaint et le Jour des Morts. Elle en a été bien heureuse. Nous espérons bien vous avoir tous les deux demain soir, à moins toutefois d'empêchement. Ta broche n'est pas chez nous. Je l'ai cherchée dans ta chambre sur la cheminée et ne l'ai pas trouvée. A bientôt, ma chérie, je vous embrasse tous les deux comme je vous aime.

Ta Mère

C. Guérin

Ton papa irait plutôt moins bien depuis quelques jours, mais le bon Francis va venir le guérir tout à fait j'espère.

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