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De Léonie à Céline - 3 juin 1894. Fragments.

 

De Léonie à Céline. 3 juin 1894. Fragments. 

Visitation 3 juin 1894

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Ma bien-aimée petite sœur,

Je m'empresse de répondre à ta chère lettre. Oui, je comprends tout ce que tu as souffert au sujet de papa (du fait de sa crise cardiaque du dimanche 27 mai) ; tu trouveras toujours écho dans mon cœur, comment pourrait-il en être autrement, petite sœur chérie, tes peines ne sont-elles pas [16] toutes miennes depuis notre grande épreuve qui est sans fin.

La semaine qui vient de s'écouler a été féconde pour moi en souffrances : d'abord papa, toi, ma petite sœur chérie, que je savais si malheureuse et enfin le départ de ma Sr Marguerite-Thérèse (Thérèse Pougheol) que j'aime et apprécie de plus en plus. C'était une ravissante colombe que j'aimais copier car elle était le modèle du noviciat et la gloire de mes Mères bien-aimées, aussi elle a été bien pleurée, mais nous espérons que Dieu nous la rendra peut-être un jour. Avec la grâce du bon Dieu j'arriverai moi aussi à être une petite violette bien humble et bien souple à l'obéissance et à pratiquer la douceur d'une Visitandine.

Ma chère petite Céline, voudrais-tu demander à mon oncle un remède pour l'excéma (sic) qui m'est revenu et me fait beaucoup souffrir.

Adieu, ma sœur très-aimée, je te suis bien unie dans le Cœur du bon Maître, de l'unique Ami... Tes rosiers envoyés pour ma fête (son anniversaire le 3 juin) étaient tout près de l'ostensoir. C'était [17] nous deux près de Jésus-Hostie. Que l'on est bien là, restons-y toujours !...

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