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De Léonie à Mme Guérin - Septembre-octobre. 1883 (?)

De Léonie à Mme Guérin. Sept. oct. 1883 (?)

 

Ma Tante chérie,

Vous êtes encore une fois dans votre charmant petit château [la maison de campagne de Saint Ouen le Pin], mais ce n'est plus avec nous, quand je pense au plaisir que j’ai eu pendant ces huit jours que j'y étais, mais j'y suis en ce moment par la pensée et c'est avec bonheur que je viens m'entretenir quelques instants avec vous ; je vous souhaite beaucoup de plaisir et aussi du beau temps car on ne peut pas aller se promener et cueillir des noisettes quand il fait mauvais et c'est  ennuyeux surtout à la campagne de rester sans sortir ; j'espère que vous allez bien ma bonne Tante, ainsi que tout ce cher petit monde et que vous reviendrez [1 v°] tous en bonne santé.

Ayez la bonté, ma chère Tante, de dire à Jeanne que aussitôt qu'elle sera arrivée à Lisieux, madame St Placide à (sic) besoin de lui parler en particulier.

J'aurais encore bien des choses à vous dire, mais je n'ai pas le temps, voilà onze heures qui sonnent et il faut que je mette ma lettre à la poste, si je pouvais me mettre dedans, je serais bien heureuse, mais puisque je ne puis, je vous envoie mon coeur, pour que vous y lisiez toute l’affection que j'ai pour vous ainsi que pour Jeanne et Marie : Marguerite [Maudelonde, également en vacances à Saint-Ouen] et ses petites soeurs que j'aime aussi bien tendrement.

En attendant le jour où j'aurai le bonheur de vous voir, ma Tante bien aimée, je vous embrasse de tout mon coeur, comme je vous aime;

Votre petite fille bien respectueuse.

Léonie

enf. de Marie

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