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LT 20 - A Marie Guérin - 15 Juillet 1886

Aux Buissonnets Jeudi 15 juillet 1886


 

            Ma chère Marie,

 

            Tu es bien jentille de m'avoir écrit, ta lettre m'a fait beaucoup de plaisir, je suis bien contente que tu fasses de belles promenades comme celles que tu m'as racontée, elle m'a beaucoup intéressée.

            Je viens de me balancer ; Marie a peur que je devienne bossue et elle a demendé à Papa de pendre les anneaux et la balançoire ; les anneaux me plaisent moins que la balançoire, j'ai les mains toutes rouges d'y avoir été.

            Nous avons été hier passer l'après midi chez Madame Maudelonde et j'ai eu bien du plaisir avec Céline et Hélène. Madame Papinot m'a donné congé pour demain en l'honneur de la fête de Notre Dame du mont Carmel afin que je puisse assister au sermon.

            Tu vois ma Marie que je n'ai pas des choses bien interressantes à te raconter, je n'ai pas fait comme toi une promenade ravissante dont je puisse te faire part, mais j'espère que malgré celà ma pauvre petite lettre va te faire un petit peu de plaisir.

            Au revoir ma chère petite Marie embrasse bien fort pour moi ma tante et Jeanne

            Ta petite soeur qui t'aime beaucoup.

 

Thérèse.