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LT 48 - A M. Martin - 8 mai 1888

Le 8 Mai 1888

Mon petit Père chéri,

 

Tes belles petites bougies m'ont fait tant de plaisir, que je ne puis m'empêcher de t'écrire un petit mot pour te remercier.

Le facteur de Jésus est bien bon de fournir ainsi à sa petite Reine le moyen de faire de belles illuminations.

La Reine pense continuellement à son Roi, d'ailleurs le facteur du Bon Jésus vient si souvent apporter ses messages qu'on ne pourrait l'oublier.

Mon petit Père chéri, vraiment je crois presque que tu vas te ruiner, mais je vais t'étonner en te disant que je ne m'en inquiète pas beaucoup. C'est que tu as tant de moyens que tu ne seras pas embarrassé... la famine même ne te ferait pas peur. Te rappelles-tu quand tu me disais : «On mangera ceci ou cela dans la famine» ; ou bien : «On fera cela quand nous serons ruinés.» Dans ces dispositions aucun malheur ne peut faire peur.

Merci du poisson, mon petit Père chéri. Merci, merci, tu nous donnes tant de choses que je me vois forcée de te remercier enfin de tout en général, mais chaque chose fait cependant son plaisir particulier.

Adieu mon Roi chéri. Ton Diamant et ta Perle te remercient bien ainsi que ta Reine

 

Thérèse de l'Enfant Jésus