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De Mère Marie de Gonzague à une destinataire inconnue. 12 juillet 1897.

 

12 Juillet 97

Chère Mademoiselle et Sœur en Jésus

Je prie, nous prions en union avec vous pour la santé de ce pieux abbé (?) dont la santé est si précieuse pour les âmes qu'il dirige. Nous venons de passer par des jours pleins d'angoisses ; notre petite Sœur Thérèse de l'Enfant Jésus malade depuis plusieurs mois a eu une complication, c'est-à-dire congestion au poumon droit ; nous avons passé 8 jours dans un brisement qui n'a d'égal que sa vertu. Si Jésus voulait se laisser toucher et nous laisser encore quelques années ce trésor que je serais heureuse mais maintenant je vais vivre d'inquiétudes pour cette Ange que le ciel envie à la terre...

Priez beaucoup pour nous, nous avons pris une grande part à la douleur de Madame Primois et de Mlle Marie, nos sœurs le lui ont dit le mieux qu'elles ont pu mais il y a de ces sentiments qui ne peuvent s'exprimer. Quelle belle âme s'est envolée vers sa Patrie ; je comprends, chère Mademoiselle tout le vide que vous devez éprouver de cette séparation. Mais consolons-nous, bien­tôt nous irons rejoindre ceux que nous aimons. Union bien intime dans le Cœur de Jésus

Vôtre en Jésus

Sr Marie de Gonzague r.c.i.

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