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De Mère Marie de Gonzague à Thérèse - Vers la mi-juin 1895 (?)

 

De Mère Marie de Gonzague à Thérèse.
Vers la mi-juin 1895 (?)
J.M.J.T.
D'après ce que l'on m'a dit ce soir, je me suis heureusement trompée, ma double novice et fille bien
aimée n'a rien qui la fatigue ; Deo gratias ...
J'aime mieux les blessures faites à ma fille que le Dard de la pauvre Mère St Ephrem. O enfant, qu'il
y a d'illusions dans ces têtes remplies de ces grandes choses ... Comme nous sommes heureuses de
préférer la gaieté, la simplicité de notre Sainte Mère (Thérèse d'Avila) à toutes ces dévotions qui
fatiguent, même à entendre. Comme Elle savait unir à ses grandes voies l'amabilité qui charme le
cœur, elle savait aimer et se faire aimer ! Vive son tambour et son turlututu ... Ces lignes étaient
commencées hier soir mais notre aimée petite Mère (Agnès de Jésus) est venue se reposer sur le cœur
de sa pauvre et indigne vieille fille ; moi j'ai quitté ma fille pour ma Mère en les aimant l'une et l'autre
du plus profond de mon cœur.
Soyons des saintes, mais pas composées par une fausse dévotion.
Votre pauvre mère

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