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De sœur Marie de l'Eucharistie à ses parents (Guérin). Septembre 1895.

 

De sœur Marie de l'Eucharistie à ses parents (Guérin). Septembre 1895.

 

             Mon cher petit Père et ma chère petite Mère,

             Si vous saviez ce que j'ai ressenti hier soir, lorsque j'ai vu tous les cadeaux que vous nous donniez... Mon cœur se fondait d'affection, de joie, de peine, de je ne sais quoi tellement j'étais émue, je ne saurais le rendre. Je vous aime tant que je suis forcée bien souvent de ne pas penser que je vous aime, parce que c'est très fort et que je me sens incapable de rendre mon affection.

       [v°] Hier soir le réfectoire était rempli de tous vos cadeaux, jamais je n'en avais vu autant... et puis pour finir... encore un panier de prunes qui arrive... Cette fois-ci, je ne me contenais plus... Notre Mère était aussi bien touchée... mais vous rendre ce que nous avons toutes ressenti, c'est impossible.

       Toutes les Carmélites vous embrassent de tout leur cœur... Si vous les aviez vues aller regarder dans les caisses et les paniers, c'était une vraie comédie, une procession.

Votre petit Benjamin qui vous aime trop, trop, trop.
Sœur Marie de l'Eucharistie
p.c.i.

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