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De sœur Marie de l'Eucharistie à Mme Guérin. 19 juin 1896.

De sœur Marie de l'Eucharistie à Mme Guérin. 19 juin 1896.

 

       Je prie ma chère petite Mère de bien vouloir me procurer pour demain des fleurs pour garnir une corbeille comme celle que Jeanne a dans sa petite salle, qui se pend et en osier. Il faudrait des fleurs qui se conservent quelques jours, des roses pas très ouvertes, plutôt en bouton feraient très bien, des œillets encore, enfin fais pour le mieux — Mille baisers à papa et maman.

         Pour ce je viens de te demander, ne me l'envoie pas, fais-moi répondre qu'il n'y avait plus de fleurs au marché (à Lisieux, le marché a lieu le samedi — donc 20 juin en la circonstance. Le dimanche 21 a lieu, en ville, l'une des « processions de la Fête-Dieu », reportée puisque la fête liturgique, en 1896, se situe au jeudi 4 juin), que tout est vendu pour la Fête-Dieu. C'est Mère Agnès de Jésus qui te fait dire cela parce que c'est une sœur qui demande ces [v°] fleurs, et comme c'est une idée très bizarre et qu'elle privera plusieurs sœurs d'assister à la fête à cause de l'odeur des fleurs, il ne faut pas en envoyer. (parmi les sœurs ne pouvant supporter les parfums, on se souvient qu'il y a Mère Cœur de Jésus, occasion, pour Thérèse novice, d'un bel acte de renoncement et d'humilité). Que cela ne t'empêche pas d'envoyer un bouquet à notre Mère, parce que aussitôt offert, on les sort de l'appartement. Ce n'est pas comme la corbeille qui resterait plus d'une heure pendant la fête.

         Voudrais-tu nous copier les vers qui sont au bas de mes photographies de postulante, tu sais la collection, balayant, travaillant, lavant, etc. Si tu n'as pas le temps de les copier, envoie-nous les photographies elles-mêmes aujourd'hui ou demain.

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