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De sœur Marie du Sacré-Cœur à Thérèse - Novembre 1886

De sœur Marie du Sacré-Cœur à Thérèse.
Novembre 1886


(A Thérèse)
Je ne veux pas que ma chérie pleure comme cela mais qu'elle devienne bien sage et raisonnable. Ne
dirait-on pas aujourd'hui que c'était la dernière fois de sa vie qu'elle me voyait! Et quand on pense que
Jeudi matin ce bébé-là reviendra au parloir et Vendredi encore! N'aura-t-on pas le temps de se dire
bien des choses. Allons, dis-moi bien vite que tu n'as plus de peine et embrassez-vous toutes deux
Céline et Thérèse. Vous êtes pourtant mes bijoux. Petits bijoux chéris, embellissez-vous pour le Ciel
avec les larmes et les petits sacrifices d'ici-bas. Voilà ce qui devient diamant quand vous savez en
profiter.
A bientôt mon amour... Mais je ne veux pas que mon chéri se désespère quand le bon Dieu l'a tant...
tant gâtée. Qu'elle réfléchisse un peu sur les gâteries du bon Dieu. Voilà de quoi sécher toutes ses
larmes.
Ta petite Marraine qui te chérit.
M. du S.C.

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