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De sœur Marie du Sacré-Cœur au P. Pichon - 20‑21 mai 1888.

De sœur Marie du Sacré-Cœur au P. Pichon. 20‑21 mai 1888.

 

(... ) Je ne veux pas que le jour de mes noces soit obscurci par les larmes ; il faut que ce soit un jour de fête et d'allégresse. L'Epoux est libre de demander à l'épouse la plus belle fleur de son bouquet. N'est-ce pas le gage d'un amour jaloux ? Et je m'en plaindrais! Et j'aurais le courage de pleurer en lui offrant mes fleurs, en m'appuyant sur son bras...

Il faut que les anges puissent dire aussi de moi : « Quelle est celle-ci qui s'avance du désert appuyée sur son Bien-Aimé (Ct 8,5.)? » C’est du désert que je veux arriver avec Lui, du désert de mes désirs, de mes satisfactions, de tout moi-même.

Que me voulez-vous, joies de la terre, joies passagères ?... J'ai à m'occuper de la joie du Cœur de Jésus. Il a assez souffert pour que je le console, Il m'a fait assez de grâces pour que je lui donne sans compter.

Joies du cœur incomparables qui me viennent du cœur paternel, que me voulez-vous, vous aussi, dites-le moi ? Messagères du Cœur de Jésus, ne venez-vous pas me rapprocher de Lui davantage ? Oui, transformées en sacrifices, vous partez me devancer dans la Patrie. Je m'envole avec vous, détachée de plus en plus de toutes les choses d’ici-bas Je vous retrouverai un jour ! A bientôt, mes joies ! A bientôt, semences bénies qui voulez fleurir immortelles.

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