Imprimer

De Marie à M. Guérin - 26 août 1877.

 

De Marie à M. Guérin. 26 août 1877.

 

Hier, j'ai oublié de dire à ma tante que Maman avait les jambes enflées et Papa veut que je vous l'écrive tout de suite. Mais je vous l'aurais écrit quand même, je suis trop tourmentée.

Voilà déjà huit jours que l'enflure a commencé ! Je ne m'en suis aperçue que ce matin, avant je n'y faisais pas attention. Son bras est bien enflé aussi et elle ne s'en aide presque plus.

Avec cela, elle est tombée dans un anéantissement complet; aujourd'hui, c'est encore pire qu'hier, elle ne peut parler que par signes et, si on la laissait seule dans sa chambre, elle y mourrait plutôt que d'appeler au secours.

Elle vient encore d'avoir une hémorragie; notre pauvre Maman est bien changée et amaigrie ! Papa est tellement inquiet qu'il vient de me dire de vous prier de venir le plus tôt possible, afin que vous la trouviez du moins en pleine connaissance.

Retour à la liste des correspondants