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De sœur Costard à Mère Marie de Gonzague - 17 juillet 1889. Fragments.

 

De sœur Costard à Mère Marie de Gonzague 17 juillet 1889. Fragments.

Notre vénérable patriarche est un peu plus calme ces jours. Je lui ai remis le petit paquet de ses chères
Carmélites et il a paru très content. Nous avons parlé assez longuement de toutes ses bien-aimées filles
et, en apprenant que Mlles Léonie et Céline étaient en voyage (Elles sont en vacances à La Musse avec
la famille Guérin, du 6 au 20 juillet) il s'est écrié : « Tant mieux ! Dites-leur de rester aussi longtemps
que leur bon oncle le jugera nécessaire. Je ne veux pas qu'elles reviennent à cause de moi. Je suis bien !
très bien, ici ! Quand ma mission sera achevée, j'irai les rejoindre ; mais ce ne sera pas de si tôt car j'ai
beaucoup à faire pour convertir tout votre monde ! Il y en a qui sont si endurcis ! »
Ce vénérable vieillard ne prêche que la plus grande gloire de Dieu ! il est vraiment admirable. Non
seulement il ne se plaint jamais, mais il trouve tout ce qu'on lui donne excellent.
Sur la demande de ses enfants je lui avais fait acheter des fraises et des framboises qui lui ont fait plaisir,
mais on n'en trouve presque plus. Je ne sais quoi lui offrir maintenant, car je ne puis obtenir qu'il me
fasse connaître ses goûts ; et, pourtant, quand on lui donne quelque chose de particulier, ce sont des
remerciements sans fin (« Il ne voulait pas en profiter seul et partageait avec ses voisins de table, ce qui
faisait le désespoir et l'édification de la bonne Mère Costard. » (Note de sœur Geneviève en marge de
CMG IV, p. 203)).
Voudriez-vous, ma Révérende Mère, assurer Sr Marie du Sacré -Coeur et ses chères Sœurs de tout mon
dévouement pour leur si bon Père, et leur dire dire que je ferai toujours tout ce qui me sera possible pour
les remplacer auprès de lui. Je ne leur demande en retour qu'un petit souvenir pour les miens, aux pieds de
notre commun Maître.