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De Mère Agnès de Jésus à Mme Guérin. 19 novembre 1897.

 

 

De Mère Agnès de Jésus à Mme Guérin. 19 novembre 1897.

 

Jésus

J.M.J.T.

Carmel 19 Novembre 1897

Ma chère Tante,

Cette année nous redoublons de tendresse pour vous souhaiter votre fête, une de vos enfants vous ayant été ravie par le bon Dieu. Mais je parle humainement car bien sûr cet ange n'a jamais été plus près de vous, de nous tous [lv°] et c'est elle, ma Tante chérie, qui va vous combler de vrais trésors, des trésors célestes dont elle est en possession. Je me rappelle qu'un des derniers jours de sa maladie elle me dit : « Oh! quand je serai au Ciel comme je prierai pour tous ceux que j'aime, je quêterai continuellement pour eux au bon Dieu, aux saints... ils me diront chacun à leur tour: Qu'est-ce que tu veux donc ma petite fille? et je leur répondrai : Je désire telle grâce, telle vertu, pour mon Oncle, ma Tante, mes petites [2r°] sœurs, pour Francis, pour Jeanne, et ils m'exauceront toujours...33 » N'est-ce pas charmant et consolant d'avoir au Ciel une si puissante petite mendiante. Je la prie de ne pas oublier pour vous ma chère Tante et pour vous mon bon Oncle la santé, qu'elle mette toujours ce mot dans sa nomenclature!!! Ah! que le bon Dieu vous laisse tous les deux bien longtemps sur la terre pour faire du bien, pour être notre providence visible... Merci, Merci, Merci mille millions de fois [2v°] ma Tante chérie pour toutes vos bontés et délicatesses maternelles envers nous. Oui vous êtes une mère plutôt qu'une Tante et une mère tendre et dévouée comme il y en a bien peu!

Je vous embrasse tendrement et désespère de vous dire jamais toute la reconnaissance de mon cœur. Pour bouquet de fête on peut bien vous donner les meilleures nouvelles de la santé spirituelle de votre Benjamin. Elle fait tous les jours de nouveaux progrès dans la perfection et si elle est ainsi toujours fidèle, certainement le bon Dieu la conduira loin et haut.

Votre petite fille aimée
Sr Agnès de Jésus
r.c.i.

 

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