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De Mme Martin à Pauline CF 199 - 1er mai 1877.

 

Lettre de Mme Martin CF 199

A sa fille Pauline

ler mai 1877.

Ma chère Pauline,

J'ai bien de la peine de savoir que tu es toujours souffrante, je pensais continuellement à toi, depuis que tu es partie; maintenant, je vais mieux me tranquilliser puisque tu ne travailles presque plus et que tu suis un bon régime. Ce que je te recommande, c'est de ne pas t'inquiéter ni pour tes prix, ni pour la couronne blanche, je ne demande qu'une chose, c'est que tes maîtresses soient satisfaites de toi, et je vois avec beaucoup de contentement qu'il en est ainsi, car Sœur Marie‑Louise de Gonzague me l'écrit aujourd'hui. Si tu ne suis aucun cours, cela m'est égal, pourvu que tu ne t'ennuies pas, car si l'ennui te prend, ton mal de tête redoublera; il faut donc pour le moment que tu renonces à tes études, si cela est nécessaire, mais en te distrayant en faisant du dessin ou ce que te diront tes maîtresses. Pour en revenir à ton bulletin, je le trouve très bien, je ne puis guère désirer mieux; je ne sais pas de quoi tu voudrais te tourmenter, pour moi, je suis très satisfaite. Je pense toujours au pèlerinage de Laval, si toutefois, il est bien vrai qu'il y en a un; mon intention est de t’emmener; nous prierons bien la Sainte Vierge pour qu'elle t'enlève tes migraines. Aussitôt que tu seras renseignée sur ce pèlerinage, écris-­moi afin que je prenne mes dispositions pour avoir des billets; si ton père ne s'y oppose pas, nous prendrons aussi avec nous Marie et Léonie. Je pense que tu étais en possession de ma lettre, quand j'ai reçu la tienne ce matin ? Je n'ai rien de nouveau à t'annoncer, on va bien chez nous, je ne souffre presque pas et j'espère bien que la Sainte Vierge me guérira. Je t'embrasse de tout cœur.

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