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de Pauline (Agnès de Jésus) à son père M. Martin - 31 décembre 1885.

 

de Pauline (Agnès de Jésus) à son père M. Martin

            31 décembre 1885.

J. M. J. T.

Jésus !

            Mon petit Père bien-aimé,

Je t’envoie pour étrennes mon cœur et ma tendresse, cette tendresse qui ne fait qu'augmenter chaque jour ! Je demande au bon Dieu qu'il te conserve encore de bien nombreuses et heureuses années à la petite famille dont tu es le modèle, le soutien, le Protecteur, l'Ange tutélaire !

[1 v°] Cher Papa si nous marchons sur tes traces nous serons toutes bien placées là-haut ! Pour moi qui suis en ce moment l'Enfant gâtée du bon Dieu et de mon Père de la terre je serais la plus coupable si je me montrais ingrate si je n'essayais pas de produire cent pour un !

Oh mon petit Père comme je le désire ! Comme je veux être sainte ! C'est là toute mon ambition, je sais que tout le reste passe, je sais que rien n’est stable ici-bas et je veux [2 r°] m'attacher à Dieu de plus en plus Quelle miséricorde de sa part de m'avoir attirée à Lui, si jeune et la première ! Je dis la première car j’aime à penser que son divin regard fascinera encore plusieurs petites colombes de ton nid, Père bien-aimé et privilégié !. . . En attendant prie bien pour nous toutes, demande que ta petite Carmélite ta pauvre petite perle soit vraiment une perle

précieuse aux yeux du bon Dieu et de ses Anges et quelle vienne un jour Se placer sur ton [2v°] front pour y briller toute l'Eternité (Réminiscence probable de la poésie qu'elle va citer dans la lettre suivante).

Adieu mon petit Père tu ne sauras jamais qu'au ciel toute mon affection et ma RECONNAISSANCE.

La plus heureuse des 5 colombes.

Sr Agnès de Jésus

            r. c. ind.

Notre bonne et si sainte Mère, et la Mère bien-aimée que tu connais et aime avec moi ne savent comment t'exprimer leurs vœux et leur reconnaissance.

Toutes les Carmélites sont les enfants de Papa Martin.

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